lundi 2 mars 2009

20 Février : Pilgrim's Rest le village de l'Or




L'épicerie, mercerie...

La chambre de la fille du médecin
Année scolaire à Pilgrim's rest en 1913



Une des richesses de l'Afrique du Sud sont les diamants...l'autre c'est l'or... la ruée vers l'or dans cette région a eu lieu au tout début du XIXème siècle, et nous faisons escale dans cette "ville musée" nommée Pilgrim's rest, soit le repos du pélerin.




Lorsque le filon d'or a été épuisé, plutôt que de voir disparaître ce témoignage d'une époque, la mine a donné à l'état les bâtiments. On y visite la maison du médecin, la "chapelle" réelle ancienne chapelle, démontée du Cap, et amenée pièce par pièce pour servir de bar...




Voilà l'explication, des propos de Stéphane, "on se retrouve à la chapelle" (i.e le bar de l'hôtel). Un des principaux bâtiments construit dans une ville comme celle-ci c'était tout d'abord le bar, ensuite le bordel.

dimanche 1 mars 2009

2001 : Le mauvais procés de Pretoria

Lors d'une conférence à la cité de la Villette, où je m'étais rendue et d'une soirée spéciale Paludisme, les conférenciers ont abordé le fameux procés de Pretoria, gagné par le gouvernement d'Afrique du Sud qui avait mis à disposition des médicaments génériques de traitement contre le paludisme entre autre, mais aussi le sida.
Je vous mets un lien vers le site de Médecins sans frontières, je cite : "Le gouvernement sud africain a gagné contre les géants de l'industrie pharmaceutique. L'argument humain l'a emporté sur l'argument juridique. La santé l'a emporté sur la propriété intellectuelle. L'industrie pharmaceutique a reculé devant deux éléments majeurs. D'une part, la perception négative de l'opinion, de la presse et de politiques qui ont ruiné son image. D'autre part, une position « légaliste » devenue intenable dès lors que des malades allaient faire entendre leur voix devant la justice et faire valoir que cette procédure menaçait leur survie. Elle a aussi probablement reculé pour n'avoir pas à rendre de comptes sur la manière dont elle établit le prix de ses médicaments..."
Ouf...
Pour en savoir plus lire l'article complet :
Mon traitement préventif contre le paludisme m'a coûté environ 50 euros, que fait-on lorsque son salaire moyen mensuel est de 980 rands (environ 95 euros) mensuels en zone rurale pour une famille de 4 personnes environ ?

19 Février : Soirée à Graskop et Gumboot dancers

Prenez le temps de visiter les chambres du premier étage de l'hôtel (pour ceux qui peuvent, il n'y a pas d'ascenseur), car certaines chambres ont été aménagées par des designers sud-africains.
Moi-même je vais dormir dans une chambre annexe au bâtiment principal prés d'un jardin calme et joli. Il fait plus "frais" ici, nous sommes en altitude.
Dans la soirée, avant le dîner nous assistons au spectacle dans la cour de l'office de tourisme de Graskop, voisin de l'hôtel, des gumboot dancers, soit les danseurs en bottes en caoutchouc.
J'ai commis une vidéo de 2 minutes à voir : http://www.youtube.com/watch?v=ab1GIc-Kojk
C'est seulement aujourd'hui avec notre ranger afrikaner de 22 ans, que j'ai essayé de savoir ce que la jeunesse sud-africaine écoutait ?
A part Johnny Clegg, Miriam Makeba (décédée depuis peu) et le chanteur reggae sud-africain Lucky Dube abattu en 2007 par des voleurs de voitures à Johannesburg... la scéne actuelle sud-africaine m'est inconnue, il semble que les blancs afrikaners affectionnent les groupes chantant en afrikaner plutôt du pop-folk. Les jeunes noirs préfèrent le rap. Et j'observerais dans une station service un groupe de garçons qui mettra l'auto-radio à fond, l'un d'eux fera quelques pas de danse, bien sympa, dommage pas eu l'occasion de me taper le culot de lui demander qui jouait ?
J'ai failli me laisser tenter par un CD vendu à la sauvette, par un vendeur à côté du marché de Maputo, je lui avais demandé quel type de musique c'était, et il m'avait répondu "musique traditionnelle", j'ai eu un gros doute en lisant le titre du premier morceau "my girl", pas trés traditionnel pour un pays où la langue officielle est le portugais !!!

19 Février : un repas pour les orphelins du sida

Après notre déjeuner dans le parc, nous avons rendez-vous sur un parking avec un membre de l'association SizaBantwana, qui nous ouvre le chemin vers un lieu qui accueille les enfants orphelins vivant dans cette région, une des plus riches du continent africain, pour la faune et l'activité touristique, mais aussi touchée de plein fouet par l'épidémie du sida. Une centaine d'enfants, nous attendent dans la cour du centre, construction en dur, avec une cuisine et une salle commune où les enfants ont pris par terre leur déjeuner, souvent le seul pour eux de la journée.
Mon coeur se serre, en sachant que certains d'entre eux ne verront pas l'été prochain. Ils naissent souvent séropositifs, et les soins anti-rétroviraux... Je vous mets un lien vers le blog de l'association http://sizabantwana.wordpress.com/
Ne vous fiez pas trop aux photos joyeuses des jeux organisés pour eux le Noël dernier, ces enfants pour la plupart élevés dans une famille mono-parentale, ont perdu leur mère à cause du sida, et sont hébergés par des voisins, ou bien une tante. Ils vont à l'école le matin, et prennent leur repas ici. Les repas sont fournis par la générosité des fermiers locaux, et préparés par des bénévoles. Trente euros, couvrent les frais de repas d'un enfant pour un mois.
Je mets un lien vers un article du "Monde Diplomatique" de octobre 2005, qui tente de donner des éléments de réponse au fait cruel que l'Afrique du Sud avec ses 5 millions de malades du sida soit le pays au monde le plus touché par cette épidémie. Egalement des éléments qui mettent en commun une situation politique violente et le passé d'apartheid en Afrique du Sud avec les situations vécues au Cambodge pendant le règne des Kmers-rouges et ensuite le traumatisme des survivants. Article ici : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/10/SMITH/12833
ça fait froid dans le dos. Dans ce cas, ce sont les femmes et les enfants, qui "trinquent".

19 Février : Safari photo au Kruger park



Photos des guépards avec l'aimable complicité de Barbara !

Première grosse surprise, et rencontre plutôt exceptionnelle de l'avis de notre ranger, deux frères guépards, ils sont en train de guetter d'éventuelles proies. Le parc Kruger fait 2 fois la Corse en superficie, et il y a environ 200 guépards.






Un éléphanteau qui traverse la route pour rejoindre la troupe.













Deux kudus en haut.





Des impalas ici.

samedi 28 février 2009

18 Février : nuit au Nkambeni Tented camp

J'arrive de la réception du camp avec un employé en 4x4 car comme on peut le remarquer ici, les chemins sont impraticables en fauteuil roulant. C'est la tombée de la nuit, je n'ai aucun repère visuel, je suis un peu déstabilisée, je demande au monsieur lorsque nous avons déposé mes affaires de m'accompagner jusqu'au restaurant, je ne vois rien du tout.
Nous sommes dans le nord du pays, et ici, l'été il pleut, visiblement il a plu récemment. Nous, depuis le début de notre séjour, nous avons "essuyé" une timide pluie au Hluwe, avant que le groupe ne parte en safari pédestre. Apparemment lorsqu'il pleut ici, celà créé des ornières dans la terre rouge.



L'accès à ma chambre est accessible, bonne surprise, car sur leur site, j'avais vu que ce pouvait être l'hébergement le plus difficile d'accès pour moi, puisque certaines tentes ont des marches sans rambardes. Je me voyais déjà monter et descendre sur les fesses !


A droite, le jacuzzi individuel sur la terrasse. Pas le temps de le tester, car dodo, demain dernier réveil trés tôt pour nous permettre de voir un maximum d'animaux au parc Kruger !
Je n'ai donc pas fait un remake de "Out of Africa" lorsque Robert Redford lave les cheveux de l'héroine...t'étais où Robert ?

18 Février : en route vers le Kruger park

Dés le début du séjour, vu mes problèmes de mobilité, le reste du groupe m'octroye la place à l'avant prés de la porte d'accès, voici donc la vue des mains de notre guide et de notre chauffeur posées sur la glacière

J'apprécie l'attention, car mis à part mes problèmes de mobilité, j'ai une basse vision. Elle s'est nettement rétablie depuis ma première poussée "sérieuse" en 2003 où je n'arrivais pas à voir la couleur du petit bonhomme quand je devais traverser une avenue. Mais elle n'est pas fameuse non plus, car à plus de 15 mètres, je devine les choses plutôt que je les vois.

Mes nerfs optiques ont été touchés en premier, et je suis photo-sensible, le soleil m'éblouit.

Je me souviens d'un formateur sur Zoomtext (logiciel de grossissement pour personnes mal-voyantes), qui me disait qu'il avait voyagé en Syrie avec sa femme, il avait utilisé son appareil photo numérique et s'était "souvenu" des commentaires du guide, à la maison face à son ordinateur, avec tous les "outils" qui lui avaient permis de "revivre" son voyage. Comme moi, dés mon retour, j'ai pu remarquer des choses sur les photos que je n'avais absolument pas captées sur place.

Mon acuité visuelle est médiocre, elle va se révéler demain où je devrais à nouveau faire appel aux amies pour m'envoyer quelques clichés...

Ma mise au point a été plutôt rock-en-rolls, j'ai donc zoomé parfois sur la branche ou la végétation et pas sur l'animal...

Ici une péripétie sur la route, le pneu avant gauche a éclaté.


Ce que j'aime ici, comme dans tous les endroits déjà visités, c'est que le "regard" n'est en rien limité, on tourne la tête à 180 degrés, et on admire...ça. Les cieux sont géants. La route est belle !